Ralentir le vieillissement

Vers une cure de jouvence pour ralentir le vieillissement

Des chercheurs montréalais ont réalisé une percée scientifique majeure qui pourrait permettre de ralentir le vieillissement, grâce à l’effet combiné d’extraits de plantes qui agirait comme une véritable cure de jouvence.

Il y a deux ans, des chercheurs de l’Université Concordia et de la société Idunn Technologies sont parvenus à démontrer que six extraits de plantes permettent de prolonger la longévité de cellules de levures, dont le vieillissement s’apparente à celui des cellules humaines.

Grâce à ces plantes naturelles sans danger pour l’humain, la durée de vie

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Éric Simard, président de Idunn Technologies

des cellules est passée de 2,5 à 8 jours, soit une augmentation de la longévité plus efficace que toute autre molécule chimique connue. Cette découverte avait fait l’objet d’une couverture médiatique aux quatre coins du globe.

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Vladimir Titorenko, professeur de biologie

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Effet de « synergie »

Or ces mêmes chercheurs viennent maintenant de faire la démonstration que l’effet de synergie, c’est-à-dire la combinaison de deux de ces extraits de plantes, décuple leurs bienfaits, faisant passer la durée de vie des cellules cobayes de 2,5 jours à plus de… 25.

« On est en train de tourner une grande page au niveau de la science du vieillissement. C’est une découverte encore plus importante que celle qu’on avait déjà publiée », affirme Éric Simard, président de Idunn Technologies et corédacteur de l’étude avec Vladimir Titorenko, chercheur principal et professeur de biologie à l’Université Concordia.

Vivre plus longtemps en santé

Cette percée scientifique, qui a fait l’objet d’une publication dans la revue scientifique Oncotarget, permet de croire que la combinaison de deux extraits de plantes pourrait permettre de retarder l’apparition ou la progression de maladies liées à l’âge avancé chez l’humain, explique M. Simard, dont l’entreprise commercialise des produits naturels développés à la suite de ces percées scientifiques.

Ces travaux de recherche ont aussi porté sur les effets d’une combinaison entre l’un des six extraits de plantes avec la spermidine ou du resvératrol, deux molécules que l’on retrouve dans certains aliments, déjà connues pour leurs bienfaits anti-vieillissement.

Le pouvoir anti-âge de ces deux molécules ainsi jumelées est aussi décuplé lorsqu’elles agissent sur deux composantes différentes impliquées dans le processus de vieillissement des cellules, précise M. Simard.

Les tests se poursuivent en laboratoire afin d’évaluer les effets de quinze autres paires de molécules sur la longévité des cellules, dans le cadre d’une autre étude.

Les plantes anti-âge

L’écorce de saule blanc

L’écorce de saule blanc possède de nombreux bienfaits sur la santé. Possédant les mêmes vertus que l’aspirine, toutefois, il a moins d’effets secondaires.  En savoir plus...

Les graines de céleri 

Découvrez les bienfaits et vertus du céleri. Ce légume peu calorique est source de vitamines et minéraux, donne beaucoup de goût
 aux plats en plus d’être riche en fibres. En savoir plus...

La valériane 

La valériane s’avère une option de choix pour contrer divers maux, dont l’insomnie, elle vous aidera à retrouver un sommeil réparateur, en plus de vous aider à vous apaiser. En savoir plus...

La passiflore

Voici des conseils sur la prise de suppléments naturels à base de passiflore pour lutter contre la dépression et stimuler le bien-être. En savoir plus...

L’actée à grappes noires 

Réduire les symptômes de la ménopause; soulager le syndrome prémenstruel et les douleurs menstruelles. En savoir plus...

Ginkgo biloba

Améliorer les fonctions cognitives chez les personnes âgées saines, prévenir les maladies cardiovasculaires, prévenir le risque de maladie d’Alzheimer, traiter les acouphènes et les dysfonctions sexuelles. En savoir plus...

Deux autres molécules anti-âge dans l’alimentation

La spermidine

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université Pierre et Marie Curie et l’université de Graz, en Autriche, la spermidine permettrait de prévenir efficacement les maladies cardiovasculaires. Présente dans les châtaignes, les noisettes, les amandes, les pistaches, les légumineuses… En savoir plus...

Ginkgo biloba

Dans une étude récente, des chercheurs chinois expliquent les propriétés anti-stress et anti-dépressives du resvératrol, un composé végétal présent dans le vin rouge. Présent dans le vin rouge, le chocolat noir, les arachides, les bleuets, les mûres…  En savoir plus...

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L'utilisation de l'écorce de saule a traversé les siècles et les civilisations. Environ 500 ans avant notre ère, les Chinois en connaissaient les propriétés fébrifuges et analgésiques. Les anciens Grecs l'utilisaient également pour faire baisser la fièvre et soulager la douleur, et son usage était répandu dans l'Europe du Moyen Âge, entre autres choses, pour arrêter les vomissements, éliminer les verrues et réduire la libido. De la Floride à l'Alaska, l'écorce de saule a été et est encore abondamment employée par les Amérindiens comme antidouleur et comme fébrifuge.

En 1828, un pharmacien français du nom de Leroux isolait la salicine de l'écorce de saule, qu'il reconnut être la substance active principale de la plante. On découvrit alors que l'organisme transformait la salicine en acide salicylique, qui a des propriétés analgésiques et fébrifuges. Le professeur italien Rafaele Piria fut le premier à produire de l'acide salicylique pur à partir de l'écorce de saule. Un chimiste allemand, du nom de Kolbe, fut le premier à synthétiser l'acide salicylique en 1860.

Enfin, vers la toute fin du XIXe siècle, un autre chimiste allemand du nom de Hoffman, travaillant chez Bayer, synthétisait l'acide acétylsalicylique à partir d'une spirée (Spiraea ulmaria), d'où le nom Aspirine®. Cette dernière relégua l'écorce de saule et ses usages médicinaux aux oubliettes et projeta Bayer au firmament des sociétés pharmaceutiques.

L'acide acétylsalicylique agit plus rapidement que l'écorce de saule, mais son effet est moins prolongé et il cause des effets indésirables (irritation de la muqueuse de l'estomac et inhibition de la coagulation) que la plante ne provoque pas. Il n'en fallait pas davantage pour que l'écorce de saule réapparaisse, sous la forme de remède naturel, vers la fin du XXe siècle. Elle fait partie de la pharmacopée américaine et de celle de plusieurs pays européens. En Allemagne, elle est utilisée en pédiatrie pour faire tomber la fièvre, notamment en combinaison avec des plantes qui augmentent la sudation.

Recherches sur le saule blanc

En 2001, on publiait les résultats d’une étude comparative menée auprès de 228 sujets souffrant de douleurs lombaires : après quatre semaines de traitement, un extrait de saule fournissant 240 mg de salicine (Assalix®) a été aussi efficace qu'une petite dose (12,5 mg) de rofécoxib (Vioxx®) pour soulager la douleur2. Il s’agissait cependant d’une étude au su, c’est-à-dire que les sujets savaient s’ils prenaient l’extrait de saule blanc ou le Vioxx®, ce qui peut fausser les résultats. Les résultats d’un suivi clinique de 15 mois visant à comparer le coût des deux traitements (451 sujets, dont 225 témoins) indiquent que 240 mg de salicine ont été efficaces pour réduire la douleur des patients, ainsi que le recours aux médicaments claissiques3.

Une synthèse portant sur l’efficacité des produits naturels pour soulager les douleurs lombaires a été publiée en 20074. Les chercheurs canadiens, qui se sont penchés sur les deux essais mentionnés plus haut1,2, jugent que le saule blanc peut soulager les douleurs lombaires.

Au cours d’une étude de deux semaines auprès de 78 sujets souffrant d'arthrose, les chercheurs ont constaté une diminution de 14 % de la douleur chez les sujets ayant pris un extrait de saule (240 mg de salicine par jour) et une augmentation de 2 % chez ceux ayant pris le placebo6.

Au cours d’un essai, 127 participants souffrant d'arthrose du genou ou de la hanche ont été répartis en trois groupes7. Ils ont pris, durant six semaines, soit un extrait de saule (240 mg de salicine), soit 100 mg d'un médicament anti-inflammatoire (diclofénac), soit un placebo. Le saule a été légèrement plus efficace que le placebo, mais nettement moins que le diclofénac.

Selon une étude d’observation récente (2008), l’extrait de saule est aussi efficace que des médicaments anti-inflammatoires pour réduire les douleurs de l’arthrose du genou et de la hanche8. Selon les auteurs, l’effet de l’écorce de saule serait plus lent à se faire sentir, mais est associé à moins d’effets indésirables que les traitements classiques.

Note. La salicine n’est qu’un des principes actifs de l’écorce de saule. La dose généralement suggérée de 240 mg par jour est très inférieure aux doses d’antidouleur habituellement fournies par les salicylates de synthèse (de 1 300 mg à 2 600 mg par jour). Plusieurs autres molécules dans l’écorce de saule, des flavonoïdes par exemple, ont un effet anti-inflammatoire qui complète l'effet de la salicine et expliquerait l’efficacité de la plante à si petit dosage9.

Précautions

Attention

Contre-indications

Effets indésirables

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

Avec des médicaments

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

Bibliographie

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Weiss RF. Herbal Medicine, Beaconsfield Publishers, Angleterre, 1988.

Notes

1. Chrubasik S, Eisenberg E, et al. Treatment of low back pain exacerbations with willow bark extract: a randomized double-blind study.Am J Med 2000 Jul;109(1):9-14.
2. Chrubasik S, Kunzel O, et al. Treatment of low back pain with a herbal or synthetic anti-rheumatic: a randomized controlled study. Willow bark extract for low back pain. Rheumatology (Oxford). 2001 Dec;40(12):1388-93. Texte intégral : http://rheumatology.oxfordjournals.org
3. Chrubasik S, Kunzel O, et al. Potential economic impact of using a proprietary willow bark extract in outpatient treatment of low back pain: an open non-randomized study. Phytomedicine. 2001 Jul;8(4):241-51.
4. Herbal medicine for low back pain: a Cochrane review. Gagnier JJ, van Tulder MW, et al. Spine. 2007 Jan 1;32(1):82-92. Review. Erratum in: Spine. 2007 Aug 1;32(17):1931.
5. Mills SY, Jacoby RK, et al. Effect of a proprietary herbal medicine on the relief of chronic arthritic pain: a double-blind study.Br J Rheumatol 1996 Sep;35(9):874-8. Texte intégral : http://rheumatology.oxfordjournals.org
6. Schmid B, Ludtke R, et al. Efficacy and tolerability of a standardized willow bark extract in patients with osteoarthritis: randomized placebo-controlled, double blind clinical trial.Phytother Res 2001 Jun;15(4):344-50.
7. Biegert C, Wagner I, et al. Efficacy and safety of willow bark extract in the treatment of osteoarthritis and rheumatoid arthritis: results of 2 randomized double-blind controlled trials. J Rheumatol. 2004 Nov;31(11):2121-30. Texte integral : www.jrheum.com
8. Beer AM, Wegener T. Willow bark extract (Salicis cortex) for gonarthrosis and coxarthrosis - Results of a cohort study with a control group. Phytomedicine. 2008 Sep 22.
9. Willow bark extract: the contribution of polyphenols to the overall effect. Nahrstedt A, Schmidt M, et al. Wien Med Wochenschr. 2007;157(13-14):348-51. Review.
10. Blumenthal M, Goldberg A, Brinckmann J (Ed). Expanded Commission E Monographs, American Botanical Council, publié en collaboration avec Integrative Medicine Communications, États-Unis, 2000, p. 410.
11. Krivoy N, Pavlotzky E, et al. Effect of salicis cortex extract on human platelet aggregation.Planta Med 2001 Apr;67(3):209-12.

Valeur nutritive du céleri

  Céleri cru, une branche moyenne, 20 cm/40 g Céleri bouilli, égoutté, ½ tasse (125 ml)/80 g
Calories 6 14
Protéines 0,3 g 0,7 g
Glucides 1,2 g 3,2 g
Lipides 0,1 g 0,1 g
Fibres alimentaires 0,6 g 1,1 g
Charge glycémique : Donnée non disponible
Pouvoir antioxydant : Faible

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2010.

Profil santé du céleri

À la fois tendre et croquant, le céleri est reconnu pour sa faible teneur calorique. Ses feuilles et ses graines contiennent plusieurs types d’antioxydants potentiellement bénéfiques contre le cancer.

Les bienfaits du céleri

Plusieurs études épidémiologiques ont démontré qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires12, de certains cancers13 et d’autres maladies chroniques1,2,14. La présence d’antioxydants dans les légumes et les fruits pourrait jouer un rôle dans cette protection.

  • Cancer. Certains composés contenus dans le céleri (des polyacétylènes) auraient la capacité d’empêcher in vitro la prolifération de plusieurs types de cellules cancéreuses humaines3. Les graines de céleri ont aussi démontré un effet protecteur contre la formation de cellules cancéreuses au foie chez l’animal4. Puisque ces travaux de recherche ont utilisé des extraits concentrés, il reste à savoir si la consommation de céleri ou des graines à l’état naturel peut apporter le même effet. Une autre étude a démontré que l’apport en lutéine provenant de la consommation de céleri diminuait la probabilité d’apparition du cancer du côlon diagnostiqué avant l’âge 67 ans5.

Que contient le céleri?

Antioxydants

Le céleri, autant les feuilles que les graines, contient certains types de polyacétylènes en quantités importantes. Auparavant, on croyait que ces composés bioactifs étaient nocifs. Or, des études ont démontré que certains polyacétylènes auraient des effets anti-inflammatoires et antibactériens en plus d’empêcher la multiplication des cellules cancéreuses in vitro16. Le fenouil contient aussi des polyacétylènes. La concentration de ces composés dans le fenouil est toutefois mineure comparativement à celle du persil et du céleri17. Les effets que pourraient procurer les polyacétylènes chez l’humain lorsqu’il consomme du fenouil restent à démontrer.

Les graines de céleri contiendraient également de l’apigénine15, un antioxydant ayant des effets anticancer. Le céleri fournirait également un apport alimentaire important en lutéine, un antioxydant de la famille des caroténoïdes.

Vitamines et minéraux principaux

Excellente source Vitamine K Le céleri bouilli et égoutté est une excellente source de vitamine K. Le céleri cru en est une source pour la femme.
Bonne source Vitamine B6 (pyridoxine) Le céleri bouilli et égoutté est une source de vitamine B6.
Source Vitamine C Le céleri bouilli et égoutté est une source de vitamine C.

Précautions

Allergie au céleri. La liste des principaux allergènes de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ne mentionne aucun légume6; l’allergie au céleri serait plus commune en Europe qu’en Amérique du Nord. Cependant, une étude épidémiologique allemande a indiqué que 86 % des sujets allergiques au soya démontraient une allergie concomitante au céleri7. Or, le soya fait partie des principaux allergènes de la liste de l’ACIA.

Le céleri est également un aliment incriminé dans le syndrome d’allergie orale. Ce syndrome est une réaction allergique à certaines protéines d’une gamme de fruits, de légumes et de noix. Il touche certaines personnes ayant des allergies aux pollens de l’environnement, par exemple le pollen du bouleau et de l’armoise8,9. Ce syndrome est presque toujours précédé par le rhume des foins. Ainsi, lorsque certaines personnes allergiques à l’herbe à poux consomment le céleri cru (la cuisson dégrade habituellement les protéines allergènes), une réaction immunologique peut survenir. Ces personnes ressentent des démangeaisons et des sensations de brûlure se limitant à la bouche, aux lèvres et à la gorge. Les symptômes peuvent apparaître, puis disparaître, habituellement quelques minutes après avoir consommé ou touché l’aliment incriminé. En l’absence d’autres symptômes, cette réaction n’est pas grave et la consommation de céleri n’a pas à être évitée de façon systématique. Toutefois, les symptômes d’allergie au céleri peuvent dans certains cas inclure des manifestations digestives et respiratoires graves10. Il est recommandé de consulter un allergologue afin de déterminer la cause des réactions aux aliments végétaux. Ce dernier sera en mesure d'évaluer si des précautions spéciales devraient être prises.

Les furanocoumarines
Les furanocoumarines sont des substances pouvant réagir à la lumière. On les trouve naturellement dans le céleri et d’autres végétaux, comme le panais. Le contact de ces légumes avec la peau, combiné à une exposition à la lumière, peut parfois entraîner une irritation cutanée appelée phytophotodermatite. Cette réaction toucherait notamment les travailleurs des milieux agricoles ou des marchés d’alimentation, souvent en contact avec les végétaux qui en contiennent. Les furanocoumarines peuvent aussi entraîner des réactions chez les personnes qui fréquentent les salons de bronzage11.

Profil santé
Recherche et révision scientifique
sous la direction de Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.
(juin 2011)

Idées recettes

Pour mettre le céleri au menu, voici des suggestions de recettes de :

Préparation

En Europe, on pèle les branches à l’aide d’un épluche-légumes, mais la pratique n’est pas courante en Amérique du Nord, où les variétés offertes sont souvent moins fibreuses. Toutefois, il est parfois nécessaire de « tirer les fils » du céleri pour les éliminer, quand ils sont très fibreux.

  • Consommez-le cru, débité en tronçons, comme collation. Servez avec une trempette en entrée ou comme amuse-gueule.
avec du céleri
  • Farci. Farcissez les côtes d’une mousse de fruits de mer, d’une salade de poulet, d’un pâté végétarien, d’une sauce guacamole, etc.
  • Haché dans la salade de poulet, pour lui ajouter du croquant et du goût.
  • Finement émincé dans une salade mixte, avec pois chiches, oignon émincé et olives noires dénoyautées, que vous garnirez de quartiers de tomates et d’oeufs durs ainsi que de filets d’anchois. Arrosez d’une vinaigrette.
  • Dans les soupes et les potages. Faites revenir le céleri dans l’huile avec des carottes et des poireaux. Ajoutez du bouillon de poulet ou de légumes, faites cuire jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Passez au mélangeur et garnissez d’aneth frais haché. Servez ce potage chaud ou froid.
  • Dans les sauces, les ragoûts, le pot-au-feu, les quiches, les plats à base de riz.
  • Dans le court-bouillon servant à la cuisson des mollusques ou du poisson.
  • Dans les jardinières de légumes.
  • En jus. Passez des branches à la centrifugeuse avec des carottes et, si désiré, des tomates. Servez bien frais.
  • Céleri braisé. Tapissez le fond d’une casserole de rondelles de carottes, disposez dessus des pieds de céleri débarrassés des branches dures et abîmées, et raccourcis à 15 cm. Couvrez d’un fond de volaille ou d’un bouillon de légumes, ajoutez quelques rondelles de poivrons rouges. Assaisonnez de thym, romarin et ciboulette, salez, poivrez. Amenez à ébullition, couvrez et faites cuire à petit feu jusqu’à ce que les légumes soient tendres (1 h ou 1 h 30). Déposez dans un plat de service. Réduisez le bouillon et versez sur les légumes. Braisez-le avec un peu de jus de citron et des graines de coriandre. Servez froid, en décorant de feuilles de coriandre hachées.
  • À la sauce aigre-douce. Coupez les branches de céleri en tronçons de 2 cm. Mettez un fond d’eau dans un poêlon ou une sauteuse. Ajoutez le céleri, 1 c. à table de sucre et du sel. Portez à ébullition, faites cuire quelques minutes jusqu’à évaporation de l’eau. Ajoutez 3 ou 4 c. à table de vinaigre et servez.
  • À la chinoise. Faites sauter le céleri avec des oignons verts, du boeuf finement tranché, du gingembre, de l’ail, le tout assaisonné de sauce soya et de sauce aux huîtres. Épaississez avec un peu de fécule de maïs.
  • À la japonaise. Faites sauter à sec des graines de sésame et broyez-les grossièrement au couteau. Coupez les branches de céleri en tronçons de 5 cm et faites-les sauter à haute température dans l’huile. Ajoutez un peu de saké (facultatif), du sucre (ou du miel) et de la sauce soya et faites cuire jusqu’à évaporation du liquide. Servez garni de graines de sésame.
Ne jetez pas les feuilles de céleri!
Elles parfument agréablement bouillons, soupes et mets en casserole. Hachez-les finement et ajoutez-les aux salades. Attention : leur saveur est plus prononcée que celle des branches.
  • Graines de céleri. Parfumez-en les soupes, comme le font les Russes et les Scandinaves. Garnissez la surface des pains, à la place des graines de sésame ou de pavot. Incorporez-les au garam masala indien. Comme c’est le cas pour les autres épices, faites-les sauter quelques minutes à sec avant de les moudre; elles gagneront en saveur. Elles assaisonnent à merveille les potées de légumes.
  • de céleri. Fait de graines de céleri moulues et de sel, il assaisonne les oeufs durs, les crudités, les jus de légumes et le fromage blanc. Il est parfois fabriqué avec un extrait de la racine du céleri.

La petite histoire du céleri

Noms communs : céleri-branche, céleri à côtes.
Nom scientifique : Apium graveolens var. dulce.
Famille : apiacées (synonyme : ombellifères).

Le céleri a d’abord été appelé « ache », un mot dérivé du latin apia, apparu dans la langue au XIIe siècle. Il signifie « qui croît dans l’eau », en référence à l’habitat naturel de la plante. À l’origine, il désignait un groupe assez étendu de plantes (dont le persil et la livèche), avant d’adopter le sens restreint de « céleri ».

Savez-vous que...
Le céleri fait partie de la famille des apiacées, qui comprend aussi la carotte, le persil, l’aneth, la coriandre, le carvi, la livèche, etc. Le céleri-branche et le céleri-rave appartiennent au même genre et à la même espèce botanique (Apium graveolens). Ils sont issus de la même plante potagère, l’ache ou le céleri sauvage.

Apparu seulement en 1651, « céleri » dérive du lombard seleri, issu du latin selenon. Ce nom rappelle que la plante était censée être sous l’influence de la lune (sélé), possiblement en référence aux propriétés aphrodisiaques qu’on lui attribuait. Le terme « céleri » a définitivement remplacé « ache » dans la langue courante, bien que ce dernier soit encore employé à l’occasion en herboristerie et en botanique.

Le céleri serait originaire du bassin méditerranéen, plus précisément des marécages salins qui bordent la Méditerranée. Si l’on en croit l’Odyssée d’Homère, écrite 850 ans avant notre ère, le céleri était connu des Grecs de l’Antiquité. Toutefois, on le désignait alors sous le nom de selenon. Comme ce nom était également attribué à d’autres plantes, on ne peut affirmer avec certitude que c’est bien du céleri dont faisait mention Homère dans ses écrits.

Cinq cents ans avant notre ère, les Chinois l’employaient en cuisine. Quant aux Égyptiens, ils récoltaient tant les feuilles et les tiges que les graines qui servaient d’assaisonnement.

Pendant des siècles, même des millénaires, la plante se présentera sous la forme d’un bouquet aux tiges peu développées et fibreuses. Rappelant plutôt le persil, elle servait d’aromate, vu sa saveur prononcée. La plante que l’on connaît aujourd’hui, avec ses grosses côtes gorgées d’eau, ne sera sélectionnée qu’au XVIIe siècle, probablement en Italie, et ne se répandra dans le reste de l’Europe qu’un siècle ou deux plus tard. On ne sait pas quand exactement le céleri a été introduit en Amérique du Nord. Tout ce qu’on sait, c’est qu’en 1806, on en cultivait quatre variétés.

Jusqu’à tout récemment, on faisait systématiquement blanchir le céleri en le recouvrant de terre afin de favoriser la formation de tiges moins fibreuses et plus longues. Cette pratique existe encore en Europe, mais elle n’a plus cours en Amérique du Nord, où l’on a mis au point des variétés à tiges plus tendres.

Les graines sont prisées depuis très longtemps en Asie, où on leur attribue des propriétés médicinales. En Occident, on s’en est servi pour préparer le « sel de céleri ». Cependant, ce condiment populaire est désormais fabriqué avec un extrait de la racine du céleri.

Jardinage biologique

Le céleri est une plante exigeante et difficile à cultiver. Les jardiniers qui ne sont pas prêts à lui accorder tous les soins requis risquent d’être déçus du résultat : côtes maigrichonnes, extrêmement fibreuses, qui ne sont guère bonnes que pour la soupe.

Le céleri préfère les sols riches en matières organiques. L’automne précédant la culture, enfouissez de bonnes quantités de fumier ou de compost dans la plate-bande.

Il est sensible à la carence en bore. Au besoin, appliquez-en avant la culture. Attention, comme il s’agit d’un oligo-élément, il n’en faut que de petites quantités.

pH : 5,2 à 6,5.

Comme sa croissance est lente, on doit le démarrer à l’intérieur à la fin de l’hiver (fin février, mi-mars). Transplantez dans des contenants individuels lorsque les plants ont 3 cm à 5 cm de hauteur, puis au jardin lorsqu’ils ont atteint 10 cm à 13 cm et que les températures sont au-dessus de 13 °C (début juin dans le sud du Québec). Les plants qui sont exposés à des températures plus basses pendant plus de 2 semaines risquent de monter en graines. Sous les 7 °C, c’est au bout de quelques jours à peine que la montaison peut se produire.

Espacement au jardin : de 15 cm à 20 cm entre les plants, de 35 cm à 50 cm entre les rangs. Ou, en plates-bandes, de 15 cm à 20 cm dans toutes les directions.

Irrigation : gourmand en eau, le céleri exige un arrosage fréquent et abondant. Il lui faut en moyenne de 2,5 cm à 5 cm d’eau par semaine durant la saison de croissance. Portez une attention particulière à l’irrigation durant les 6 semaines précédant la récolte. Choisissez de préférence les systèmes de goutte-à-goutte pour limiter les risques de maladies foliaires.

Durant la saison, pulvérisez un engrais foliaire (émulsion de poisson et algues) toutes les 2 semaines et arrosez à quelques reprises avec un purin végétal.

Insectes et maladies : dans le potager familial, les insectes ne devraient pas poser de problème. La majorité d’entre eux peuvent être contrôlés avec un agrotextile.

Maladie du coeur noir : en veillant à irriguer régulièrement, on prévient généralement cette maladie.

Fusariose : si cette maladie est présente au jardin, choisissez des variétés résistantes.

La récolte ne se faisant pas avant octobre, il faudra protéger les plants s’il y a risque de gels, soit en arrosant durant la période de gel, soit en couvrant d’un agrotextile.

Remarque : on peut trouver chez certains grainetiers des semences de céleri-feuille, ou céleri à couper (Apium graveolens var. secalinum), plante peu exigeante qui se cultive comme le persil.

Écologie et environnement

Le céleri produit naturellement des substances insecticides appartenant à la classe des psoralènes et qui, à hautes doses, sont toxiques. Normalement, les quantités secrétées par la plante sont trop faibles pour présenter un risque. Or, désireux de maximiser les propriétés insecticides de la plante, des chercheurs ont récemment créé un cultivar dont les teneurs en ces substances étaient 10 fois plus élevées que la normale. Cependant, il a fallu le retirer du marché après qu’on ait constaté que la consommation de ses branches provoquait des irritations cutanées.

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

Bibliographie

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Notes

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2. Lampe JW. Health effects of vegetables and fruit: assessing mechanisms of action in human experimental studies. Am J Clin Nutr 1999 September;70(3 Suppl):475S-90S.
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5. Slattery ML, Benson J, et al. Carotenoids and colon cancer. Am J Clin Nutr 2000 February;71(2):575-82.
6. Étiquetage des aliments qui causent des allergies ou des hypersensibilités alimentaires. Agence canadienne d'inspection des aliments, 2002. [consulté le 17 novembre 2010] www.inspection.gc.ca
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8. Syndrome d'allergie orale. Agence canadienne d'inspection des aliments, 2009; [consulté le 17 novembre 2010]. www.inspection.gc.ca
9. Egger M, Mutschlechner S, et al. Pollen-food syndromes associated with weed pollinosis: an update from the molecular point of view. Allergy 2006 April;61(4):461-76.
10. Vieths S, Luttkopf D, et al. Allergens in celery and zucchini. Allergy 2002;57 Suppl 72:100-5.
11. Lombaert GA, Siemens KH, et al. Furanocoumarins in celery and parsnips: method and multiyear Canadian survey. J AOAC Int 2001 July;84(4):1135-43. 15. 12. He FJ, Nowson CA, et al. Increased consumption of fruit and vegetables is related to a reduced risk of coronary heart disease: meta-analysis of cohort studies. J Hum Hypertens 2007;21:717-28.
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16. Christensen LP, Brandt K. Bioactive polyacetylenes in food plants of the Apiaceae family: Occurrence, bioactivity and analysis. J Pharm Biomed Anal 2006 March 4.
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Les médecins de la Grèce antique, Hippocrate, Dioscoride et Galen, prescrivaient la valériane pour traiter l'insomnie. En grec ancien, le nom de la plante était « Phu », une allusion à l'odeur désagréable qui se dégage des racines séchées et des fleurs fanées. Les anciens Romains l'employaient pour combattre les palpitations et l'arythmie. Au Moyen Âge, la célèbre abbesse et herboriste allemande Hildegarde de Bingen recommandait la valériane comme tranquillisant et somnifère.

Dès la fin du XVIe siècle, les Européens ont commencé à l'employer pour soigner l'épilepsie. De leur côté, les Amérindiens calmaient les convulsions épileptiques en prisant de la poudre de racines de valériane et l'utilisaient également pour soigner les blessures. Durant la Première Guerre mondiale, les Européens ont pris de grandes quantités de valériane pour calmer la nervosité causée par les bombardements. De nos jours, la réputation de la valériane n’a pas faibli et elle est encore très utilisée. Aux États-Unis, par exemple, un sondage réalisé en 2002 par l’organisme Centers for Disease control and Prevention auprès de 31 000 personnes a révélé que 5,9 % des répondants avaient utilisé de la valériane et que 30 % d’entre eux l’avaient fait pour combattre l’insomnie1.

Recherches sur la valériane

La seule chose sur laquelle les chercheurs s’entendent, c’est l’innocuité de la plante et la nécessité de mener des études mieux contrôlées2,9. En effet, la disparité des protocoles (dosage des extraits, durée du traitement) pourrait expliquer à elle-seule la variabilité des résultats obtenus. À cela s’ajoute l’hétérogénéité des extraits utilisés. Il faut savoir que la racine de valériane contient plus de 150 composés chimiques dont les proportions varient selon les conditions de culture et de récolte16 et selon les procédés de fabrication. Enfin, l’analyse des résultats est compliquée par la nature même de l’insomnie, un trouble du sommeil multifactoriel, difficile à évaluer et dans le traitement duquel l’effet placebo joue un rôle non négligeable.

La valériane est rarement utilisée seule. Traditionnellement, elle est souvent associée à d’autres plantes ayant des propriétés calmantes, telles que la mélisse ou le houblon. Quelques essais avec ce type de préparation ont donné des résultats positifs9-11.

Récemment, un essai clinique auprès d’une quarantaine de personnes a rapporté un effet bénéfique de la valériane (800 mg par jour pendant 8 semaines) chez des victimes du syndrome des jambes sans repos12. Les chercheurs ont observé une réduction des symptômes, une amélioration du sommeil et une diminution de la somnolence pendant la journée.

Précautions

Attention

Contre-indications

Effets indésirables

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

Avec des médicaments

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

Bibliographie

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Notes

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2. Effectiveness of Valerian on insomnia: a meta-analysis of randomized placebo-controlled trials. Fernández-San-Martín MI, Masa-Font R, et al. Sleep Med. 2010 Jun;11(6):505-11.
3. The use of Valeriana officinalis (Valerian) in improving sleep in patients who are undergoing treatment for cancer: a phase III randomized, placebo-controlled, double-blind study (NCCTG Trial, N01C5). Barton DL, Atherton PJ, et al. J Support Oncol. 2011 Jan-Feb;9(1):24-31.
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5. Stevinson C, Ernst E. Valerian for insomnia: a systematic review of randomized clinical trials. Sleep Med. 2000 Apr 1;1(2):91-99.
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10. Cerny A, Schmid K. Tolerability and efficacy of valerian/lemon balm in healthy volunteers (a double-blind, placebo-controlled, multicentre study). Fitoterapia 1999; 70: 221-228. Étude citée dans : Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements - Valerian, Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 15 avril 2011]. www.naturalstandard.com
11. Schmitz M, Jackel M. [Comparative study for assessing quality of life of patients with exogenous sleep disorders (temporary sleep onset and sleep interruption disorders) treated with a hops-valarian preparation and a benzodiazepine drug]. [Article en allemand, résumé en anglais]. Wien Med Wochenschr 1998;148(13):291-8.
12. Does valerian improve sleepiness and symptom severity in people with restless legs syndrome? Cuellar NG, Ratcliffe SJ. Altern Ther Health Med. 2009 Mar-Apr;15(2):22-8.
13. Formulations of dietary supplements and herbal extracts for relaxation and anxiolytic action: Relarian. Weeks BS. Med Sci Monit. 2009 Nov;15(11):RA256-62.
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21. Kuhlmann J, Berger W, et al. The influence of valerian treatment on "reaction time, alertness and concentration" in volunteers. Pharmacopsychiatry. 1999 Nov;32(6):235-41.
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23. Gurley BJ, Gardner SF, et al. In vivo effects of goldenseal, kava kava, black cohosh, and valerian on human cytochrome P450 1A2, 2D6, 2E1, and 3A4/5 phenotypes. Clin Pharmacol Ther. 2005 May;77(5):415-26. texte intégral : www.pubmedcentral.nih.gov
24. Donovan JL, DeVane CL, et al. Multiple night-time doses of valerian (Valeriana officinalis) had minimal effects on CYP3A4 activity and no effect on CYP2D6 activity in healthy volunteers. Drug Metab Dispos. 2004 Dec;32(12):1333-6. Texte intégral : http://dmd.aspetjournals.org
25. Herbal medicines in pediatric neuropsychiatry. Feucht C, Patel DR. Pediatr Clin North Am. 2011 Feb;58(1):33-54, x.

Les explorateurs espagnols découvrirent la passiflore et en apprirent l’usage au contact des Aztèques. Les Amérindiens du sud de l’Amérique du Nord l'utilisaient déjà abondamment, tant en cuisine que pour traiter certains maux. Les fruits, ovoïdes, charnus et de couleur orange à maturité, sont rafraîchissants et riches en vitamine C.

Au XVIIe siècle, les Espagnols ont introduit la plante en Europe où elle fut rapidement adoptée et intégrée à la pharmacopée mondiale. La passiflore entre dans la composition de préparations médicamenteuses qu’on trouve encore aujourd’hui dans plusieurs pays européens.

Recherches sur la passiflore

Efficacité incertaine Stress et anxiété. Des études sur les animaux ont permis d’observer l’effet tranquillisant (sédatif) de la passiflore. Chez l’humain, il n’existe que très peu de données cliniques sur les effets propres à la passiflore. Dans les essais cliniques, elle est souvent associée à d’autres plantes sédatives, traditionnellement la valériane1-4. Il est alors impossible de déterminer sa contribution aux effets observés.

Toutefois, en 2001, un essai clinique mené avec un extrait pur de passiflore a montré que la plante était aussi efficace que l’oxazépam, un anxiolytique de la famille des benzodiazépines, pour soulager des patients souffrant d’anxiété généralisée 5. Au vu de ces résultats, les chercheurs ont pensé utiliser les propriétés anxiolytiques de la passiflore pour aider des toxicomanes à surmonter leur dépendance aux dérivés de l’opium. En ajoutant la passiflore au traitement classique avec la clonidine, ils ont alors constaté que les symptômes psychologiques du sevrage étaient moins importants qu’avec le médicament seul. Par contre, ils n’ont observé aucune atténuation des symptômes physiques6.

Dans une autre étude clinique conduite auprès de patients devant subir une opération chirurgicale, un extrait de passiflore (500 mg pris 1 h 30 avant l’intervention) a été utilisé avec succès pour réduire le stress pré-opératoire9.

Bien que la composition chimique de la passiflore soit bien connue, on n'a pas encore déterminé avec certitude les constituants responsables de ses propriétés tranquillisantes. La plante contient différentes substances susceptibles d’avoir ce type d’effet : alcaloïdes indoles, flavonoïdes et glucosides4,7. Selon le pharmacien Jean-Yves Dionne, il est fort probable que ce soit la synergie entre ces différents composés actifs qui explique l'efficacité de la passiflore. En effet, chacun d'entre eux est présent en quantité insuffisante pour expliquer les effets de cette plante. Des travaux récents ont permis de découvrir une nouvelle molécule (BZF moiety) qui serait à l’origine des effets bénéfiques de la passiflore4. Ces nouvelles données restent à confirmer, mais pointent vers une explication intéressante des effets de la passiflore.

Précautions

Attention

Contre-indications

Effets indésirables

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

Avec des médicaments

Sur les tablettes

On trouve sur le marché des capsules ou des comprimés ainsi que de l’extrait liquide. De la passiflore séchée (parties aériennes) est disponible en vrac dans les herboristeries. La passiflore est très souvent associée à d’autres plantes aux vertus calmantes comme la valériane, la mélisse, le houblon et l’aubépine.

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

Bibliographie

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Blumenthal M, Goldberg A, Brinckmann J (Ed). Expanded Commission E Monographs, American Botanical Council, publié en collaboration avec Integrative Medicine Communications, États-Unis, 2000.
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Hofman DL. Herbal Materia Medica : Passiflora incarnata. [Consulté le 23 novembre 2010]. www.healthy.net
Moerman D. Native American Ethnobotany Database : Passiflora incarnata. University of Michigan-Dearborn. 1999. [Consulté le 23 novembre 2010]. www.umd.umich.edu
National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 23 novembre 2010]. www.ncbi.nlm.nih.gov
Natural Standard (Ed). Foods, Herbs & Supplements - Passion flower, Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 23 novembre 2010]. www.naturalstandard.com
Organisation mondiale de la santé. WHO monographs on selected medicinal plants, vol. 3, Suisse, 2007.
Santé Canada. Médicaments et produits de santé. Base de données d’ingrédients de produits de santé naturels. Monographie : Passiflore. [Consulté le 23 novembre 2010]. hc-sc.gc.ca
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Notes

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2. Bourin M, Bougerol T, et al. A combination of plant extracts in the treatment of outpatients with adjustment disorder with anxious mood: controlled study versus placebo. Fundam Clin Pharmacol 1997;11(2):127-32.
3. Gerhard U, Hobi V, et al. [Acute sedative effect of a herbal relaxation tablet as compared to that of bromazepam]Schweiz Rundsch Med Prax. 1991 Dec 27;80(52):1481-6. German.
4. Dhawan K, Dhawan S, Sharma A. Passiflora: a review update. J Ethnopharmacol. 2004 Sep;94(1):1-23. Review.
5. Akhondzadeh S, Naghavi HR, et al. Passionflower in the treatment of generalized anxiety: a pilot double-blind randomized controlled trial with oxazepam. J Clin Pharm Ther 2001 Oct;26(5):363-7.
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7. Dhawan K, Kumar S, Sharma A. Anti-anxiety studies on extracts of Passiflora incarnata Linneaus. J Ethnopharmacol 2001 Dec;78(2-3):165-70.
8. Solbakken AM, Rorbakken G, Gundersen T. Nature medicine as intoxicantTidsskr Nor Laegeforen. 1997 Mar 20;117(8):1140-1.
9. Preoperative oral Passiflora incarnata reduces anxiety in ambulatory surgery patients: a double-blind, placebo-controlled study. Movafegh A, Alizadeh R, et al. Anesth Analg. 2008 Jun;106(6):1728-32.
10. Oral administration of the purple passion fruit peel extract reduces wheeze and cough and improves shortness of breath in adults with asthma. Watson RR, Zibadi S, et al. Nutr Res. 2008 Mar;28(3):166-71.

Les Amérindiens furent les premiers à faire un usage médicinal de l'actée à grappes noires. Ils l'utilisaient pour combattre les douleurs menstruelles et celles de l'accouchement, mais aussi en gargarisme pour les maux de gorge ainsi que pour soigner les rhumatismes et les morsures de serpent. La plante fut adoptée par les colons européens et fit rapidement partie de la pharmacopée américaine.

En 1875, un remède populaire auprès des femmes, le Lydia Pinkham's Vegetable Compound, faisait sensation aux États-Unis; dans la composition originale de ce remède utilisé pour soulager le stress menstruel et la tension nerveuse, l'actée occupait une bonne place. Au XIXe siècle, les médecins éclectiques l'utilisaient en gynécologie, mais également pour traiter l'arthrite et le rhumatisme.

Les Allemands découvrirent les vertus de la plante vers la fin du XIXe siècle. Vers le milieu du XXe siècle, les médecins allemands commencèrent à utiliser un extrait standardisé d'actée comme solution de rechange à l'hormonothérapie de remplacement chez les femmes ménopausées.

L’intérêt pour l’actée à grappes noires, ainsi que pour d’autres plantes réputées soulager les symptômes de la ménopause, a considérablement augmenté depuis la publication, en 2002, des résultats d’une étude américaine de grande envergure (Women's Health Inititiative). Au cours de cet essai, on a suivi 16 608 femmes qui prenaient soit un placebo soit un traitement d’hormonothérapie à base d’oestrogène et de progestine. Après, 5 ans l’étude a été interrompue, car cette hormonothérapie avait fait augmenter le risque de cancer du sein et de maladies coronariennes1.

Recherches sur l'actée à grappes noires

Plusieurs études cliniques ont été menées depuis, mais leurs résultats sont contradictoires. Les synthèses publiées à partir de ces études concluent que, si l’actée à grappes noires peut être utile pour réduire les symptômes de la ménopause, notamment les bouffées de chaleur et les troubles de l’humeur, la preuve de son efficacité reste à être démontrée3-7, 52. Ces mêmes synthèses soulignent les faiblesses méthodologiques de ces études, en particulier l’absence de standardisation des préparations utilisées; l’actée n’étant parfois que le composant d’un mélange de plusieurs plantes. D’autre part, la subjectivité de certains paramètres mesurés, comme les symptômes psychologiques, introduit un degré d’incertitude important dans les résultats.

Lorsque l’actée est utilisée seule, les effets observés varient selon les études. Elle peut réduire les symptômes de la ménopause14, 53, parfois uniquement chez les femmes présentant des symptômes plus importants13. Pour d’autres, elle n’a aucun effet11, 12, 22, 54.

Pourtant, comparée à des traitements classiques, l’actée s’est révélée aussi efficace que la tibolone9 (un traitement utilisé en Europe, mais pas en Amérique du Nord) ou que d’autres traitements hormonaux55. Elle s’est aussi montrée plus efficace que la fluoxétine8 (un médicament antidépresseur).

L’actée est parfois combinée avec le millepertuis pour lutter contre les troubles de l’humeur associés à la ménopause, comme la dépression et l’anxiété. Trois études indépendantes sur l’efficacité d’un tel mélange ont permis de mesurer une réduction significative des symptômes de la ménopause sur le plan psychologique, mais aussi physique10, 17, 18. Néanmoins, il est impossible de déterminer quelle est la part relative du millepertuis dans les effets observés. D’autant plus que l’actée seule s’avère moins efficace10, voire inefficace contre l’anxiété56.

Note. Dans la plupart des études, on a utilisé la préparation commerciale Remifemin®, un extrait normalisé d’actée à grappes noires (1 % d’actéine).

La Commission E et l’Organisation mondiale de la Santé reconnaissent l’efficacité de l'actée à grappes noires contre les symptômes de la ménopause. La Commission E reconnaît aussi l’efficacité de plante pour le soulagement de l'inconfort prémenstruel et des douleurs menstruelles, mais aucune étude clinique n’est répertoriée dans la base de données Pubmed à ce sujet.

Note. En 2007, les auteurs d’une synthèse et d’une étude d’observation concluaient que la prise d’actée ne présente pas de danger pour les femmes ayant eu un cancer du sein25-27.

Oestrogénique ou pas? On a cru, jusqu'à récemment, que l'actée avait une activité oestrogénique, ce qui soulevait des inquiétudes concernant son utilisation par des femmes ayant eu un cancer du sein. Plusieurs études expérimentales récentes permettent de douter que la plante ait un tel effet28-34. En fait, elle aurait plutôt un effet antioestrogénique et un effet inhibiteur sur les cellules de cancer du sein, au moins in vitro35-39.

Au cours d’une rencontre organisée par le National Center for Complementary and Alternative Medicine, en novembre 2004, il a été conclu que l’actée à grappes noires n’avait pas d’effet oestrogénique40. Elle agirait plutôt sur les récepteurs de la sérotonine6. De plus, au cours d’une étude récente menée durant 1 an auprès de 400 femmes, on a mesuré l’effet d’un extrait d’actée sur l’endomètre des participantes : aucun effet hormonal n’a été constaté, ce qui, selon les auteurs, démontre que l’actée est un traitement efficace et sécuritaire contre les symptômes de la ménopause41.

Précautions

Attention

Contre-indications

Effets indésirables

Attention. Six cas d’atteintes hépatiques graves ont été recensés par Santé Canada de janvier 2006 à mars 2009, à la suite de la consommation de produits à base d’actée à grappes noires. Dans 3 des cas, il s’est avéré après analyse que le produit ne contenait pas d’actée, mais bien des espèces apparentées51.

Il est important de vérifier que l’étiquette d’un produit de santé naturel comporte un numéro de produit naturel (NPN), certifiant que son innocuité, son efficacité et sa qualité répondent aux normes Santé Canada.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

Avec des médicaments

L'avis de notre pharmacien

Que penser lorsqu’une nouvelle étude à grand budget contredit ce que l’on sait à propos d’un produit naturel?

Logiquement, une étude d’importance impliquant un bon nombre de participants, sur une longue période de temps, devrait donner des résultats plus précis et plus fiables qu’un essai plus court et de moindre envergure. Oui, mais...

En fait, cette logique ne tient la route que si l’on oublie de prendre le facteur humain en considération. Lorsqu’une étude dure plus de 3 mois (comme c’est le cas de l’étude de Newton sur l’actée à grappes noires qui a duré 1 an), il est fort probable que les participants qui reçoivent le placebo réalisent que le produit qu’ils utilisent n’est pas efficace.

Généralement, ces patients commencent alors à s’autotraiter. Ce comportement est très connu dans le monde scientifique. Il devient « mesurable » environ 3 mois après le début de l’étude. Évidemment, le fait que les participants recevant le placebo (par définition inerte) commencent à utiliser une forme de traitement a un impact majeur sur la statistique finale de l’étude : l’effet du « placebo » augmente. Ainsi, le point de repère que représente l’effet placebo n’est plus valable, puisqu’il augmente au-delà de la réalité. L’effet thérapeutique du produit étudié diminue donc relativement à celui du placebo.

Par exemple, si le produit étudié est efficace à 63 % pour soulager les bouffées de chaleur, il est cohérent d’affirmer qu’il est efficace. Par contre, si le placebo est efficace à 60 %, le produit thérapeutique devient inefficace par comparaison, puisqu’il n’est que légèrement plus efficace (3 % de plus) que le placebo.

Lorsque l’effet placebo atteint des records d’efficacité, il est bon de mettre en doute les résultats de l’étude. Il faut alors envisager sérieusement la possibilité que les personnes qui devaient prendre un produit inerte ont pris l’initiative de se traiter. Dans plusieurs cas, ces personnes choisiront d’utiliser le produit thérapeutique étudié (dans le cas qui nous intéresse ici, l’actée). Alors, en fin de compte, qu’est-ce qui est comparé? L’effet de l’actée à l’effet de l’actée?

Quand on lit de très grandes études qui ont pour but de faire la lumière « une fois pour toutes » sur l’usage d’un produit naturel, il faut toujours prendre un certain recul et garder un brin de scepticisme, surtout lorsque les résultats vont dans le sens inverse de tout ce qui a été publié auparavant.

 

Jean-Yves Dionne, BSc Pharm
(mai 2010)

Sur les tablettes

Attention. Quelques produits à base d’actée à grappes noires des marques Swiss Herbal et Health Balance ont été retirés du marché canadien entre 2005 et 2009. Leur contamination par des espèces apparentées à l’actée a causé des intoxications se traduisant par des troubles hépatiques51.

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

Bibliographie

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Notes

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Les bienfaits de la spermidine

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université Pierre et Marie Curie et l’université de Graz, en Autriche, la spermidine permettrait de prévenir efficacement les maladies cardiovasculaires.

Une alimentation riche en spermidine

Consommer de la spermidine pour améliorer notre santé cardiaque, c’est ce que recommandent des chercheurs français et autrichiens dans une étude publiée dans la revue scientifique Nature Medicine. Selon ces travaux, cette molécule, qui tire son nom de l’endroit où elle a été découverte pour la première fois, aurait de nombreuses vertus pour la santé.

Avoir une alimentation riche en spermidine, que l’on trouve dans les petits pois, le fromage bleu mais aussi dans les céréales, le soja et le maïs, serait donc excellent pour le cœur. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont administré de la spermidine à des souris soit dès leur naissance soit au cours de leur vie.

Améliorer la pression artérielle

En comparant l’état de santé de ces souris avec celui de celles qui n’avaient pas été en contact avec la spermidine, les chercheurs ont constté moins d’hypertrophie ou d’insuffisance cardiaque à l’âge adulte. Mais ce n’est pas tout, les souris qui avaient consommé de la spermidine ont vu leur durée de vie considérablement s’allonger.

La spermidine s’est avérée aussi utile pour améliorer la pression artérielle et la fonction cardiaque de rats soumis à un régime riche en sel. Selon les auteurs de ces travaux, les vertus cardioprotectrices de la spermidine sont liés à sa capacité à activer l’autophagie, un processus de nettoyage et de recyclage au sein de la cellule, mis en lumière par le Nobel de Médecine Yoshinori Ohsumi.

Les bienfaits de la spermidine

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université Pierre et Marie Curie et l’université de Graz, en Autriche, la spermidine permettrait de prévenir efficacement les maladies cardiovasculaires.

Une alimentation riche en spermidine

Consommer de la spermidine pour améliorer notre santé cardiaque, c’est ce que recommandent des chercheurs français et autrichiens dans une étude publiée dans la revue scientifique Nature Medicine. Selon ces travaux, cette molécule, qui tire son nom de l’endroit où elle a été découverte pour la première fois, aurait de nombreuses vertus pour la santé.

Avoir une alimentation riche en spermidine, que l’on trouve dans les petits pois, le fromage bleu mais aussi dans les céréales, le soja et le maïs, serait donc excellent pour le cœur. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont administré de la spermidine à des souris soit dès leur naissance soit au cours de leur vie.

Améliorer la pression artérielle

En comparant l’état de santé de ces souris avec celui de celles qui n’avaient pas été en contact avec la spermidine, les chercheurs ont constté moins d’hypertrophie ou d’insuffisance cardiaque à l’âge adulte. Mais ce n’est pas tout, les souris qui avaient consommé de la spermidine ont vu leur durée de vie considérablement s’allonger.

La spermidine s’est avérée aussi utile pour améliorer la pression artérielle et la fonction cardiaque de rats soumis à un régime riche en sel. Selon les auteurs de ces travaux, les vertus cardioprotectrices de la spermidine sont liés à sa capacité à activer l’autophagie, un processus de nettoyage et de recyclage au sein de la cellule, mis en lumière par le Nobel de Médecine Yoshinori Ohsumi.

Le resvératrol, un composé végétal présent dans le vin rouge

Vous avez envie de boire un verre de vin quand vous avez le moral dans les chaussettes ? Une réaction peu surprenante qui vient d’être expliquée par une équipe de chercheurs chinois. Publiée le 15 juillet 2019, leur étude explique l'impact du resvératrol, un composé végétal présent dans le vin rouge, sur les processus neurologiques.

Selon les chercheurs, le resvératrol bloquerait l'expression d'une enzyme liée au contrôle du stress dans le cerveau. Si jusqu’à présent, on connaissait juste les bienfaits du resvératrol sur la santé, grâce aux travaux des scientifiques, l’on sait désormais qu’il inhibe la phosphodiestérase 4 (PDE4), une enzyme influencée par l'hormone du stress, la corticostérone.

Pour information, en cas de stress excessif, la corticostérone est surproduite dans le cerveau et peut provoquer le développement de la dépression ou d'autres troubles mentaux.

L’action antistress du resvératrol prouvée scientifiquement

Pour l’heure, « Les antidépresseurs actuels se concentrent plutôt sur la sérotonine ou la noradrénaline dans le cerveau mais seulement un tiers des patients souffrant de dépression guérissent complètement grâce à ces médicaments », explique le professeur Xu, co-auteur de l’étude.

D'après le professeur Ying Xu, autre auteur de l’étude et professeur agrégé de recherche à l'École de pharmacie et de sciences pharmaceutiques de l'Université du Nouveau-Brunswick, « Le resvératrol peut être une alternative efficace aux médicaments pour traiter les patients souffrant de dépression et de troubles anxieux ».

Une nouvelle piste à explorer pour le traitement du stress et de la dépression mais qui ne justifie en aucun cas la consommation excessive de vin rouge. L’abus d’alcool est en effet dangereux pour la santé et ne guérit nullement de quelconques maladies.