Il n’est plus interdit d’espérer

Une redoutable épidémie mondiale

Si l’on s’appuie sur le discours officiel de la médecine conventionnelle, le diabète, c’est pour la vie. Un constat bien triste pour des centaines de millions de personnes… Mais c’est sans compter les nombreux diabétiques qui n’ont pas accepté le caractère définitif du diagnostic et ont finalement réussi à s’en sortir.

Une redoutable épidémie mondiale

415 millions de personnes dans le monde sont officiellement touchées par le diabète. Un individu en meurt toutes les 6 secondes ! C’est plus que le SIDA, la tuberculose ou la malaria ! Contrairement aux idées reçues, le diabète n’est pas l’apanage des pays riches. Sa progression est fulgurante dans les pays en voie de développement où plus de 2/3 des personnes diabétiques ne sont toujours pas diagnostiquées.

Quand il manque une clef au trousseau

Je vous propose d’essayer de visualiser un trousseau d’hormones. La maladie diabétique provient toujours d’un défaut de présence ou de fonctionnement d’une de ces hormones : l’insuline. Une fois sécrétée par notre pancréas, c’est elle qui est chargée, telle une clef, d’ouvrir la porte de nos cellules afin que les sucres ingérés pendant les repas puissent y pénétrer et servir de carburant à notre métabolisme. Physiologiquement, le taux du sucre sanguin – c’est la définition de la glycémie – se trouve normale-ment à 1 g de sucre par litre de sang. Il est calculé à jeun et s’élève doucement après un repas contenant des glucides pour revenir

Quand il manque une clef au trousseau

à son taux habituel quelques heures plus tard, grâce à l’insuline. En cas de défaut de production de l’insuline ou quand toute cellule devient résistante à son signal, le taux de sucre reste supérieur à 1,2 g par litre de sang au lieu de redescendre comme il devrait le faire. C’est le diabète. Quand l’insuline n’est pas produite on parle de diabète de type 1, traité par une insuline de substitution (injections, pompes). Sinon on parle de résistance à l’insuline, avec apparition possible à terme d’un diabète de type 2 que l’on traite généralement avec des médicaments hypoglycémiants.

En France, en 2013, l’Institut de veille sanitaire (INVS) relevait 3 millions de personnes traitées par médication pour le diabète, soit une prévalence d’un peu moins de 5 % en constante augmentation chaque année.

90 % des diabétiques souffrent du diabète de type 2, dit « gras », et sont traités par des médicaments oraux. Les 10 % restants sont dépendants de l’insuline qu’ils reçoivent par injection ou grâce à une pompe installée directement sous la peau.

Un lourd tribut

Infarctus, insuffisance rénale avec dialyse, maladie de la rétine, amputations… Le diabète provoque beau-coup de souffrances et écourte trop souvent la vie.

Pourquoi de telles complications sanitaires qui peuvent concerner aussi bien le cœur que les reins ou les yeux, etc. ? À long ou moyen terme, tous ces tissus sont touchés par la circulation sanguine charriant un sang trop saturé en sucre. Résultat : ça colle dans tous les vaisseaux artériels et surtout dans les plus petits. Le sucre se combine avec les protéines rencontrées sur son passage et c’est la glycation ! Sur le plan financier, le coût direct et indirect de la maladie diabétique en France se porte à près de 17 milliards d’euros.

Cherchez l’erreur dans votre assiette !

Les pays dits développés ont adopté au siècle der-nier une industrialisation massive de l’alimentation humaine et animale. Résultat, par souci de rentabilité, de stockage, de présentation et même d’hygiène, nous avons adopté une alimentation pauvre en légumes et en fruits entiers, mais riche en sucre et en farine de végétaux raffinés.

C’est assez récent dans l’histoire de l’humanité, mais nous avons donc glissé vers une alimentation riche en aliments dotés d’index glycémique (IG) élevé au détriment de ceux possédant un IG bas ou modéré

L’IG est une mesure qui permet d’estimer la capacité d’un aliment (ou d’un repas) à augmenter vite et longtemps le taux de sucre dans le sang.

Il est temps d’abandonner définitivement les classifications obsolètes des sucres « lents/rapides » et des sucres « simples/complexes » pour adopter l’index glycémique. Preuve en est avec le pain blanc, les pâtes ou la pomme de terre par exemple, qui sont des aliments qualifiés de sucres lents (ou complexes) par les nutritionnistes conventionnels et sont donc encore parfois proposés dans les régimes diabétiques.

Pour autant, même si ces aliments n’expriment pas de goût sucré prononcé, ils possèdent un IG élevé qui dérégule fortement la glycémie de tout un chacun. Résultat, un diabétique qui continuera à rythmer ses repas avec ce type d’aliment aura des glycémies qui feront le yoyo et un diabète très difficile à équilibrer.

Il se verra forcé d’augmenter la dose de ses médicaments oraux antidiabétiques ou de son insuline injectable.

Les études démontrent clairement qu’une telle alimentation au long cours déséquilibre notre glycémie et explique en grande partie l’épidémie mondiale de diabète¹ et d’obésité que nous vivons actuellement.

Pour autant, les industriels de l’agroalimentaire continuent de nous arroser de produits à IG élevés sans en être pénalisés !

Et les plantes, docteur ?

Pourquoi les plantes antidiabétiques ne sont-elles pas utilisées par les médecins ? Premièrement, les médecins conventionnels n’ont pas vocation à préconiser autre chose que les règles hygiéno-diététiques, les médicaments ou la chirurgie. Deuxièmement, l’usage des plantes médicinales n’est malheureusement pas encore enseigné durant les études de médecine.

¹ Certaines études pointent particulièrement du doigt la responsabilité des céréales à gluten (blé en tête) et des produits laitiers dans la genèse du diabète insulinodépendant (de type 1) par un mécanisme immunologique (fabrication d’anticorps anti-îlots de Langerhans, les cellules sécrétrices de l’insuline).

Pourtant, les plantes médicinales peuvent constituer un véritable soutien auprès des diabétiques. Il en existe environ 1 200 répertoriées à travers le monde. Si toutes procèdent de pratiques traditionnelles ou empiriques, une bonne quinzaine d’entre elles ont bénéficié d’études scientifiques confirmant leur action sur le diabète.

Bonne nouvelle, nombre de ces ressources végétales antidiabétiques sont peut-être présentes dans le placard de votre cuisine en tant qu’épices. Pour ceux que la saveur épicée pourrait rebuter, des équivalences en gélules existent dans le commerce avec l’avantage de pouvoir disposer d’une dose reproductible et contrôlable de matière première.

Quand les plantes peuvent renverser le diabète

Des expériences sur les animaux ont montré que le défaut supposé irréversible de sécrétion d’insuline par le pancréas peut en réalité faire l’objet d’une réactivation grâce aux plantes dans le cadre du diabète de type 1. Leur prise régulière a même montré des améliorations très significatives de la glycémie. C’est le cas de la cannelle de Ceylan, du melon amer ou encore du curcuma pour ne citer qu’eux.

Pour le diabète de type 2, des plantes bien ciblées peuvent également diminuer la résistance à l’insuline. Les graines de cumin noir, le gingembre et la cannelle de Ceylan à nouveau l’ont notamment démontré dans nombre d’études.

Mais quel que soit le type de diabète, il convient de prévenir ses terribles complications. C’est précisé-ment l’énorme l’avantage des plantes proposées qui contiennent pour la plupart des composés phénoliques, autrement dit de puissants alliés antiglycation.

Le best of des plantes antidiabétiques

Curcuma

En Inde, le rhizome globuleux de curcuma est employé depuis longtemps déjà pour lutter contre le diabète. De récentes études accréditent cet emploi traditionnel. En cas de résistance, les doses peuvent être majorées par l’emploi d’extrait normalisé de ses polyphénols, les curcuminoïdes (ou curcumine) : soit 200 à 400 mg de curcuminoïdes, 3 fois par jour en extraits normalisés à 95 %. Le poivre noir augmente considérablement l’absorption intestinale de curcuminoïdes. N’hésitez pas à les associer. Parmi les précautions d’emploi, on évitera le curcuma chez les personnes sous anticoagulants, car il pourrait favoriser le saignement.

Avant de commencer avec les plantes antidiabétiques

  • ‚Adoptez toujours une activité physique régulière adaptée à vos possibilités
  • ‚Veillez toujours à une bonne hydratation quotidienne‚
  • Adoptez une diète respectant des IG bas et modérés‚
  • Demandez toujours l’accord, et si nécessaire, la surveillance du médecin qui traite votre diabète. Si les plantes présentées ici n’interagissent pas directement avec les médicaments antidiabétiques, une certaine

Avant de commencer avec les plantes antidiabétiques
baisse attendue de la glycémie peut nécessiter des ajustements de la dose des médicaments oraux ou injectables pour éviter les hypoglycémies (trop peu de sucre dans le sang), facteurs de malaises. Ces plantes ont justement été choisies car leur mode d’action est progressif, ce qui permet des adaptations pouvant être réalisées par le patient diabétique lui-même, surtout quand il a l’habitude de pratiquer l’autocontrôle quotidien de sa glycémie et de son traitement conventionnel

Margose

Appelé aussi melon ou concombre amer, ce fruit pousse en abondance en Asie, en Afrique et aux Caraïbes. Les études démontrent que son jus présente des propriétés hypoglycémiantes légères permet-tant d’assurer l’équilibre glycémique sur plusieurs semaines. Un extrait acétonique de fruit entier de margose donné à des rats diabétiques a confirmé ses propriétés anti-hyperglycémiques et a surtout permis l’observation au microscope de la régénération des cellules productrices d’insuline au sein du pan-créas (cellules bêta des îlots de Langerhans).

Cannelle

Les polyphénols de cannelle améliorent la glycémie à jeun et après les repas, augmentent la sensibilité à l’insuline, diminuent l’hémoglobine glyquée et protègent les reins des lésions vasculaires diabétiques. Cerise sur le gâteau, la cannelle réduit l’hypertension artérielle et les mauvais profils lipidiques de tout diabétique. Pour toutes ces raisons, la cannelle est à recommander pour tout type de diabète et pour prévenir ses complications. Attention cependant, l’huile essentielle de cannelle, très concentrée en principes aromatiques, ne présente ni la même composition ni les mêmes effets que la poudre d’écorce et ne sera donc pas indiquée pour la prise en charge du diabète.

Gingembre

Les revues de référence nous apportent de plus en plus de preuves solides de l’intérêt du gingembre contre le diabète. Que ce soit la glycémie à jeun ou après les repas, l’hémoglobine glyquée, la résistance à l’insuline et les marqueurs de l’inflammation, le gingembre améliore significativement la situation en deux à trois mois seulement de prise quotidienne. Des études publiées récemment dans Diabetes care, estiment même que le curcuma et le gingembre viennent de prouver leur efficacité à 100 % dans la prévention chez les prédiabétiques et pour les complications du diabète.

Cumin noir

Le potentiel antidiabétique des graines de cumin noir en complément au traitement médicamenteux de référence a lui aussi été confirmé. Ainsi, des études récentes ont montré des améliorations significatives chez des patients diabétiques au bout de trois mois seulement. De plus, aucune interaction médicamenteuse, ni d’effet indésirable n’ont été rapportés à ce jour.

Top 5 des plantes antidiabétiques

Les fruits et légumes antidiabète !

N’oubliez pas que certains végétaux, consommés au quotidien, présentent une action de régulation modérée sur la glycémie. Alors, usez et abusez des carottes, des haricots, des asperges, des aubergines, du brocoli, du céleri en branches, des champignons, de la chicorée, des choux en général, du concombre, du cornichon, des courgettes, du cresson, des en-dives, des épinards, des navets, du radis et même des topinambours

La plante qui fait trembler l’industrie pharmaceutique

La metformine est vendue comme un médicament très efficace avec peu d’effets secondaires. Pourtant, un étonnant silence plane autour des dernières données scientifiques à son sujet. Nous avons trouvé l’explication : c’est qu’il existe une alternative naturelle plus efficace !

L’arbre qui cache la forêt

Numéro un du médicament prescrit en cas de diabète de type 2, la metformine s’est imposée comme le « remède miracle » dans le traitement de cette pathologie. À en croire ses promoteurs, les champs d’action de cette molécule chimique seraient d’ail-leurs encore plus vastes : du diabète au cancer, en passant par la lutte contre la maladie d’Alzheimer et l’amélioration du syndrome des ovaires polykystiques, elle serait une solution fiable et efficace.

Cerise sur le gâteau pour les autorités de santé, son brevet ayant expiré, sa fabrication peu coûteuse la classe désormais au rang des génériques dont l’utilisation est, cela va de soi, vivement recommandée. Outre Atlantique, certains naturopathes renommés vont même jusqu’à encourager une prise régulière de la metformine simplement à titre préventif.

Tout semble bien orchestré pour placer cette championne sur le haut du podium : après avoir été large-ment plébiscitée pour traiter le diabète, voilà qu’on nous la vend pour traiter les « nouvelles » maladies neurodégénératives. Séduisant, n’est-ce-pas ? Mais la belle histoire de la metformine s’arrête ici, car derrière ses fabuleuses promesses se cache une réalité que les laboratoires se gardent bien d’ébruiter : cette molécule pas si miraculeuse a de nombreux effets secondaires, dont certains particulièrement graves. Mieux, une alternative bien plus puissante existe.

Une bombe à retardement

Certes, il est évident que la prise d’un médicament n’est jamais anodine, ni sans risque. Certains effets secondaires sont acceptables si, en contrepartie, les bénéfices sont notables. Mais il serait absurde d’en-durer de pénibles effets secondaires si une solution similaire et inoffensive existait !

Dans le cas de la metformine, les risques sont multiples. À commencer par celui de contracter une acidose lactique, cette maladie rare mais mortelle provoquée par une sous-oxygénation des cellules : l’acidité du sang augmente, le lactate s’accumule, ce qui résulte le plus souvent de l’accumulation de metformine dans l’organisme, en cas de mauvais fonctionnement des reins qui ne parviennent alors plus à l’éliminer dans les urines. Et il se trouve malheureusement que l’insuffisance rénale est une complication fréquente du diabète¹,². Il y a donc une contre-indication claire, soutenue par de nombreuses études, pour l’utilisation de ce médicament en cas de maladie rénale. Mais notez bien que l’acidose lactique liée à la prise de metformine peut également se produire chez des personnes de tout âge n’ayant aucun problème de rein³.

Un autre des effets néfastes de ce médicament est la réduction de l’absorption de la vitamine B12 et de la vitamine B9 dans les intestins. C’est d’autant plus inquiétant que cette carence s’aggrave au fil du temps, comme l’ont révélé d’importantes études d’observation. Les conséquences peuvent évidemment être désastreuses sur l’équilibre du système nerveux et les fonctions cérébrales (dépression, dé-mence), mais aussi sur la santé cardiaque.

¹. Stang M, Wysowski DK, Butler-Jones D. Incidence of lactic acidosis in metformin users. Diabetes Care. 1999 Jun ; 22(6):925-7. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8..

². Salpeter S, Greyber E, Pasternak G, Salpeter E. Risk of fatal and nonfatal lactic acidosis with metformin use in type 2 diabetes mellitus. Cochrane Database Syst Rev 2006, CD002967.

³. L.A. Bruijstens, M. van Luin, P.M.M. Buscher-Jungerhans, F.H. Bosch. reality of severe metformin-induced lactic acidosis in the absence of chronic renal impairment. Departments of Internal Medicine. may 2008, Vol. 66, No. 5.

. Pongchaidecha M, Srikusalanukul V, Chattananon A, Tanjariyaporn S. Effect of metformin on plasma homocysteine, vitamin B12 and folic acid : a cross-sectional study in patients with type 2 diabetes mellitus. J Med Assoc Thai. 2004 Jul ; 87(7):780-7.

. Jager J, Kooy A, Lehert P, Wulffelé MG, van der Kolk J. Long term treatment with metformin in patients with type 2 diabetes and risk of vitamin B-12 defciency : randomised placebo controlled trial. BMJ. 2010 May 20 ; 340 : c2181.

Il se pourrait même que ce médicament ait des effets néfastes sur de nombreux systèmes hormonaux, notamment les testicules et le fonctionnement de la thyroïde. D’après une petite étude, la prise de metformine pourrait diminuer fortement le niveau de testostérone chez les hommes¹. D’autres éléments de recherche semblent confirmer l’influence de ce médicament sur les hormones, en particulier dans les cas de syndrome des ovaires polykystiques. Les femmes souffrant de cette maladie et traitées par metformine seraient davantage exposées au risque de développer de nouveaux troubles hormonaux, en plus de ceux provoqués par la maladie elle-même² ! Il est donc vivement conseillé de surveiller régulièrement les taux de testostérone et de TSH en cas de prise de ce médicament.

Et la liste des « mauvais points » de notre élève ne s’arrête pas là : hypoglycémie, maux de tête, nausées, vomissements, troubles digestifs (dans 20 à 30 % des cas³), troubles ORL, fatigue, étourdissements, diarrhées, constipation, crampes d’estomac… Les effets secondaires de la metformine sont en réalité très fréquents et gênants au quotidien. La question que l’on peut alors se poser est : pourquoi personne n’en parle ? Sans doute parce que les laboratoires pharmaceutiques savent qu’une alternative naturelle à la metformine existe. Si la connaissance des effets secondaires de ce médicament venait à s’ébruiter, des millions de malades pourraient alors utiliser cette alternative, ce qui signerait la perte de milliards de bénéfices, pour ne pas dire une situation proche de la faillite !

La berbérine gagne sur tous les terrains

Cette plante, dont beaucoup de laboratoires préféreraient que nous ne parlions pas, c’est la berbérine. Couramment utilisée en médecine chinoise et  ayurvédique, la berbérine est un alcaloïde végétal puissant reconnu pour ses propriétés immunostimulantes, antifongiques, antibactériennes et ses facultés à réguler les troubles intestinaux. Mais depuis quelque temps, les recherches scientifiques ont rajouté une

nouvelle corde à son arc traditionnel: le traitement du diabète de type 2.

Sur ce terrain, les études les plus sérieuses montrent que la berbérine est efficace. Tellement efficace que plusieurs chercheurs américains et chinois ont pu observer et conclure que la berbérine représente une solide alternative à la metformine dans le traitement du diabète de type 2 : une étude récente synthétisant les résultats de 14 études d’intervention, dans lesquelles différents groupes de recherche avaient comparé l’efficacité de la berbérine à un placebo ou directement à la metformine, a conclu qu’elle agit de façon au moins égale sur la régulation du taux de sucre dans le sang. Quant à la réduction des lipides sanguins (cholestérol, triglycérides), la berbérine est plus performante ! Affirmations confirmées par d’autres chercheurs, notamment dans le traitement du syndrome des ovaires polykystiques. En décembre 2012, le Natural Medicine Journal publiait une autre étude chinoise portant sur une centaine de femmes atteintes de ce syndrome : les résultats ont indiqué un réel bénéfice de la berbérine sur les taux de cholestérol, de triglycérides, d’androgènes et de testostérone, améliorant la santé et la fertilité des femmes malades**¹. Une nouvelle fois, la berbérine bat son adversaire à plates coutures.

Autre argument de taille en faveur de notre plante surdouée, sa faculté à ralentir la progression du cancer de la prostate par son action bénéfique sur les récepteurs à la testostérone. Cette action spécifique sur les récepteurs permet d’obtenir un effet thérapeutique sans faire chuter les taux de cette hormone, déjà souvent trop basse avec l’âge**². Dernier défi de nos deux concurrentes : Alzheimer. Les promoteurs de la metformine affirment qu’elle possède de sérieux bénéfices dans la prévention de cette maladie mais les études préliminaires présagent des mêmes bienfaits pour la berbérine**³,***¹. Sortie de l’ombre de la metformine, la berbérine se révèle donc être une formidable alternative dont de nombreux bénéfices restent encore à découvrir car des groupes de chercheurs indépendants mènent en ce moment même de nouvelles études..

¹. Effects of short term metforminadministration on androgens in normal men. Saudi Med J 2002 ; Vol. 23 (8) : 934-937.

². Rotondi M, Cappelli C, Magri F, Botta R, Dionisio R, Iacobello C, De Cata P, Nappi RE, Castellano M, Chiovato L. Thyroidal effect of metformin treatment in patients with polycystic ovary syndrome. Clin Endocrinol (Oxf). 2011 Sep ; 75(3):378-81.

³. Bouchoucha M, Uzzan B, Cohen R. Metformin and digestive disorders. Diabetes Metab. 2011 Apr ; 37(2):90-6.

. Jun Yin, Huili Xing, and Jianping Ye. Effcacy of Berberine in Patients with Type 2 Diabetes. Metabolism. May 2008 ; 57(5): 712–717.

. Hui Dong, Nan Wang, Li Zhao, and Fuer Lu. Berberine in the Treatment of Type 2 Diabetes Mellitus : A Systemic Review and Meta-Analysis. Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, vol. 2012, Article ID 591654, 12 pages, 2012.

. Dong H, Zhao Y, Zhao L, Lu F. The effects of berberine on blood lipids : a systemic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Planta Med. 2013 Apr ; 79(6):437-46.

**¹. Wei W, Zhao H, Wang A, et al. A clinical study on the short-term effect of berberine in comparison to metformin on the metabolic characteristics of women with polycystic ovary syndrome. Eur J Endocrinol. 2012 ; 166 : 99-105.

**². Berberine Suppresses Androgen Receptor Signaling in Prostate Cancer. Mol Cancer Ther. Aug 2011 ; 10(8): 1346–1356.

**³. Durairajan SS, Liu LF, Lu JH, Chen LL, Yuan Q. Berberine ameliorates ß-amyloid pathology, gliosis, and cognitive impairment in an Alzheimer’s disease transgenic mouse model. Neurobiol Aging. 2012 Dec ; 33(12):2903-19.

***¹. Ji HF, Shen L. Berberine : a potential multipotent natural product to combat Alzheimer’s disease. Molecules 2011 Aug 9 ; 16(8):6732-40.

Comment utiliser la berbérine

La berbérine se trouve sous forme de gélules. En cas de diabète, d’hypertriglycéridémie ou de syndrome des ovaires polykystiques, l’apport recommandé est de 500 mg trois fois par jour lors des repas. Mais avoir de la berbérine dans son sac de voyage est aussi une bonne idée : en médecine ayurvédique traditionnelle, on l’utilise en effet pour lutter efficace-ment contre les infections, typiquement en cas d’intoxication alimentaire. La berbérine n’a pas d’effets secondaires en dehors de quelques ballonnements. Si cela se produit, réduire la prise à 500 mg deux fois par jour. Nous noterons enfin que la berbérine  est contre-indiquée en cas de grossesse ou chez les enfants¹. Même si l’efficacité de la berbérine est indéniable, il va de soi que son utilisation pour rem-placer la metformine ne devrait pas se faire sans en parler à son médecin : la transition nécessite une surveillance accrue des taux de sucres sanguins. Quant à la metformine, elle a bien un avantage qui est indéniable, c’est d’être remboursée par la sécurité sociale. Mais pour combien de temps ?

L’efficacité du resvératrol contre le diabète démontré

Le resvératrol est un polyphénol puissant synthétisé de façon importante dans les grains de raisin et retrouvé dans le vin rouge. Ces dernières années, les études à son sujet se sont multipliées et ont démontré son efficacité dans le contrôle de la glycémie et de l’insuline faisant du resvératrol un allié de choix dans le traitement du diabète de type 2² .

¹. Chan E. Displacement of bilirubin from albumin by berberine. Biol Neonate. 1993 ; 63(4):201-208

². Kai Liu, Rui Zhou, Bin Wang, and Man-Tian Mi. Effect of resveratrol on glucose control and insulin sensitivity : a meta-analysis of 11 randomized controlled trials. © 2014 American Society for Nutrition