Au secours, j’ai le ventre qui déborde…

L’embonpoint, ce n’est certes pas joli. Mais c’est plus grave que cela. Des études montrent le lien entre le surpoids et les maladies cardiovascu-laires. On parle de « syndrome métabolique ».

15 % des Français sont touchés : mais de quoi s’agit-il exactement ?

Plus de 1 milliard d’adultes en surpoids et 300 mil-lions de personnes obèses dans le monde. C’est l’effrayant constat de l’Organisation mondiale de la santé. Derrière ces chiffres, on retrouve ce que l’on appelle le syndrome métabolique, ou syndrome X. Il toucherait de nos jours au moins 15 % des Français. Sa définition précise est encore sujette à controverse. Néanmoins, on estime que lorsqu’au moins deux des facteurs de risque ou symptômes suivants sont présents, le syndrome métabolique est avéré. Alors, pour savoir si vous souffrez de ce problème, faites vos comptes en vous munissant d’un mètre souple de couturière, d’une mesure de la tension artérielle et d’une prise de sang récente. Le syndrome métabolique conjugue plusieurs facteurs de risques cardiovasculaires. Il prédisposerait au diabète et à l’obésité¹. Voyons si vous êtes directement concerné…

¹ L’embonpoint calculé par la simple mesure du tour de taille est lié à l’accumulation de graisses entre les anses digestives dans le syndrome métabolique. On parle de « graisses périviscérales »

Le syndrome de la bedaine : une simple machine à cash ?

Le syndrome métabolique a fait couler beaucoup d’encre depuis une quinzaine d’années. Ce concept a été récupéré et affiné en cours de route par des cardiologues travaillant pour l’industrie pharmaceutique dont le but (inavoué) était l’élaboration d’une pilule « anti-gros », positionnée aux frontières de la lutte contre le diabète et l’hypertension artérielle. Derrière ce terme, qui reste délibérément vague, se cache donc un marché juteux où les prétendants aux traitements médicamenteux sont plutôt légion dans nos sociétés modernes. En effet, au mieux on élaborait une nouvelle molécule « jackpot » jouant sur tous les paramètres du syndrome, au pire on recyclait en les associant des traitements antidiabétique, antihypertenseur et anticholestérol. Mais la recherche de la molécule miracle s’est soldée par quelques scandales sanitaires comme l’Acomplia ou le Médiator. Les médecins se sont donc rabattus sur l’association des différents médicaments prescrits habituellement contre le diabète, l’hypertension et le cholestérol. Ces symptômes, que l’on retrouve cumulés de façon inédite dans le syndrome métabolique, ont conduit la recherche à mettre en avant le fonctionnement anormal de l’insuline. C’est donc cette hormone qui entre en résistance et bouleverse le fonctionnement de notre organisme en provoquant une accumulation

Syndrome métabolique : êtes-vous concerné ?

Lorsqu’au moins deux des facteurs de risque ou symptômes suivants sont présents, le syndrome métabolique est avéré.

‚Un périmètre de taille supérieur à 80 cm pour les femmes et à 94 cm pour les hommes. C’est l’embonpoint désigné par les médecins comme une obésité androïde. Certains ont rebaptisé d’ailleurs le syndrome métabolique en « syndrome de la bedaine ».

Syndrome métabolique : êtes-vous concerné ?

Un taux sanguin élevé de triglycérides égal ou supérieur à 1,5 g par litre.‚
Une élévation de la tension artérielle égale ou supérieure à 13/8,5.‚
Une baisse du cholestérol sanguin de type HDL, inférieur à 0,40 g par litre chez les hommes et à 0,5 g par litre chez les femmes.‚
Une glycémie (taux de sucre sanguin) à jeun supérieure à 1,10 g par litre.

de symptômes variés. Et c’est là que certaines plantes ont leur mot à dire…

Les coupables : l’hérédité un peu, mais surtout notre mode de vie

L’hérédité est pour partie impliquée dans ce phénomène, mais les études épidémiologiques révèlent que le mode de vie est déterminant dans l’apparition de ce syndrome : la sédentarité, mais aussi une alimentation riche en aliments à index glycémique élevé et pauvre en micronutriments représentent les deux principaux facteurs inducteurs. Ils provoquent très probablement l’installation progressive de ce que les spécialistes appellent une résistance à l’insuline à l’origine de toutes les complications. Pour comprendre ce phénomène, il faut connaître cette hormone sécrétée par notre pancréas. Quelques minutes après un repas contenant des sucres (d’origine exclusivement végétale), appelés aussi glucides ou hydrates de carbone, le taux de sucre sanguin va s’élever. Et cela pendant quelques heures. Cette augmentation va engendrer la sécrétion de l’insuline dont la fonction est de faciliter essentiellement l’entrée du sucre dans les cellules du foie, des muscles et des cellules graisseuses (adipocytes). Une partie du sucre est brûlée directement par la cellule comme combustible, une autre est stockée sous forme d’énergie de réserve dans les tissus : en glycogène, un sucre complexe immédiatement mobilisable en cas d’effort (foie et muscles), et en triglycérides, des graisses de réserve disponibles en cas de périodes de disette (graisses musculaires et siégeant autour des viscères).

On fabrique des graisses même la nuit sans manger !

Les nouveaux sucres, inventés par l’industrie agroalimentaire et abusivement consommés au cours de ce dernier demi-siècle, nous placent régulièrement en situation d’hyper insulinémie chronique. Entendez par là une sécrétion non plus intermittente et courte d’insuline dans notre sang répondant à des repas équilibrés, mais plutôt une production haute et permanente. La sécrétion pourra même se pro-longer au cours de la nuit, alors que nous ne recevons plus aucun glucide par la bouche.

Première conséquence : nous fabriquons des graisses de réserve sans discontinuer. Nous fabriquons donc un surpoids de matière grasse, avec l’installation d’une bedaine grandissante. Deuxième conséquence, le pancréas hyper sollicité par les nouveaux sucres transformés peut cesser de produire de l’insuline, ou alors sécréter une insuline de moindre qualité qui n’est plus aussi bien reconnue par la cellule. Dans le premier cas, la source se tarit, c’est l’apparition possible d’un diabète de type 1 nécessitant l’apport extérieur d’une insuline de synthèse (injections quotidiennes ou pompes) pour compenser le manque de production d’insuline naturelle. Et dans le second cas, la cellule devient comme « sourde » au message insulinique, c’est l’installation d’une résistance à l’insuline pouvant être suivie de l’apparition d’un diabète de type 2, appelé aussi diabète de type gras.

Définition et test biologique de la résistance à l’insuline (ou insulinorésistance)

L’insulinorésistance se caractérise par le dosage sanguin d’une hyper insulinémie à jeun (>15 mUI par litre), lorsque la glycémie à jeun est inférieure 1,10 g par litre.

N.B. Il peut exister aussi une insulinorésistance physiologique en cas de puberté, de grossesse et même de stress, ou provoquée par un traitement médicamenteux (corticoïdes, œstroprogestatifs, ciclosporine…), ou liée à des maladies plus rares.

Conséquences sur la santé de la résistance à l’insuline

Les études montrent qu’un état persistant de résistance à l’insuline entraîne un risque significatif d’obésité et de maladie diabétique, mais aussi de maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral, infarctus…), de syndrome des ovaires polykystiques et indirectement de cancer (voir encadré p. 74). Pour couronner le tout,

la résistance à l’insuline favorise les états inflammatoires et la glycation, phénomène biologique reconnu comme accélérateur du vieillissement et comme inducteur de l’altération des protéines.Contrairement à la graisse sous-cutanée, que l’on peut même trouver chez les plus de 40 ans même très actifs physiquement, le tour de taille augmenté dans le syndrome métabolique est en rapport avec une accumulation particulière de graisses entre les viscères et le surpoids.Ces graisses sont métaboliquement actives, c’est-à-dire qu’elles libèrent à petites doses des substances à action hormonale (de type œstrogène), générant l’inflammation et l’augmentation de la tension artérielle, favorisant la thrombose sanguine… En deux mots, ce type de graisses concourt à augmenter à terme le risque cardiovasculaire et de cancer… tout en pérennisant la résistance à l’insuline!

Obésité et risque de cancer

La dernière étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) montre que le surpoids et l’obésité ont été responsables de 500 000 cas de cancer dans le monde en 2012 : soit 3,6 % des cas de cancer diagnostiqués liés au surpoids ou à l’obésité.

On peut donc considérer que le surpoids, l’obésité, les troubles du profil des graisses sanguines (cholestérol, triglycérides), mais aussi le diabète gras de type 2, l’athérosclérose (atteinte en rigidité et en calibre des vaisseaux artériels), et l’inflammation chronique font partie du tableau clinique du syndrome métabolique. Ils possèdent tous un point commun : la résistance à l’insuline !

Êtes-vous un candidat au syndrome métabolique ?

Voici les situations qui sont significativement asso-ciées à une résistance à l’insuline :‚

Mode de vie sédentaire‚
Hypertension artérielle‚
Antécédents familiaux de diabète gras (type 2), d’hypertension artérielle ou de maladie cardiovasculaire

Antécédent personnel de diabète gestationnel ou d’intolérance au glucose
‚Syndrome de l’ovaire polykystique
‚Apnée du sommeil‚
Acanthosis nigricans (maladie rare de la peau avec des taches noires)

Attention à la menace blanche‚

Envie fréquente de produits sucrés (dépendance aux hydrates de carbone appelée sugar cravingpar les Anglo Saxons),‚
Somnolence ou fatigue après un repas riche en hydrates de carbone (sucres, pâtes, riz blanc…),‚
Tendance au malaise hypoglycémique
‚Résistance à la perte de poids,‚
Hirsutisme (excès de poils indésirables)
‚et même acné et règles irrégulières…

Toutes ces situations doivent faire suspecter et rechercher une résistance à l’insuline. Si vous avez détecté certains de ces signes, parlez-en à votre médecin. Dans son cabinet, il aura déjà une approche certaine du problème et pourra le cerner plus précisément avec un simple questionnaire sur le mode de vie, la mesure du poids, de la taille et de la tension artérielle. Une prise de sang à jeun permettra de vérifier le taux de sucres et de graisses sanguines ainsi que le taux d’insuline à jeun avec le dosage des marqueurs de l’inflammation (VS/CRP).

Quels sont les facteurs alimentaires propices à la résistance à l’insuline ?

Ce sont, ni plus ni moins, ceux caractérisant de façon factuelle la valeur nutritionnelle, malheureusement habituelle, de l’alimentation occidentale moderne industrialisée. À savoir :‚

Excès de sucres raffinés (Index glycémique élevé)
‚Déficit en aliments à faible densité glucidique (Index glycémique bas ou modéré)‚
Déficit en fibres solubles et insolubles
‚Excès d’acides gras saturés‚
Déficit en acides gras essentiels oméga-3, doublé d’un excès d’acides gras de type oméga-

Déficit en acides gras essentiels oméga-3, doublé d’un excès d’acides gras de type oméga-6
Déficit en micronutriments (oligoéléments, vitamines, minéraux…)

Pour information, les céréales raffinées et les aliments riches en amylopectine (un amidon ayant une structure très ramifiée) se comportent comme de véritables sucres raffinés et possèdent donc un index glycémique (IG) élevé. En consommation courante et répétée, ils sollicitent énormément notre pancréas et favorisent à terme l’apparition d’un état de résistance à l’insuline qui fait le lit du syndrome métabolique et de ses complications. Les sucres raffinés sont ceux incorporés dans les aliments préparés (gâteaux, confiseries, sodas, laitages, etc.). Les céréales raffinées, en dehors de celles servies au petit-déjeuner, sont largement représentées par la farine blanche de blé et ses produits dérivés. Les denrées riches en amylopectine sont représentées par la pomme de terre et les riz raffinés ou modifiés (riz blanc rond, long et collant).

Quels sont les facteurs végétaux alimentaires s’opposant à la résistance à l’insuline ?

Pour ne pas se placer en situation de résistance à l’insuline, il faut absolument éviter de manger trop régulièrement ce que les Anglo Saxons ont désigné comme la « menace blanche » : le sucre blanc, le pain blanc, les pâtes blanches, le riz blanc et les pommes de terre.

Avec parcimonie, on peut leur préférer des ingrédients les plus complets possible comme le pain complet, les pâtes et les céréales complètes, et opter pour le sarrasin, la patate douce et le riz basmati.

Les végétaux frais et secs non raffinés seront remis à l’honneur grâce à leur index glycémique bas ou modéré. De plus, mieux vaut prendre l’habitude de faire son marché plutôt que de se rendre au super-marché afin de minimiser l’apport en plats préparés trop souvent composés de calories vides (trop calorique avec peu de micronutriments). Et bien sûr, il convient de réduire drastiquement sa consommation de produits animaux de façon générale.

Bref, l’adoption d’une diète méditerranéenne constitue en soi une

excellente et simple protection contre l’installation d’une résistance à l’insuline, ou pour la combattre une fois installée. Sans oublier bien en-tendu l’exercice physique régulier qui a également démontré son action régulatrice sur la résistance à l’insuline. Pour mémoire, la diète méditerranéenne combine une alimentation riche en végétaux peu transformés, légumes et fruits frais, secs et variés, de provenance locale et bio, peu de produits animaux (produits laitiers et viandes), peu de poissons, un peu de vin rouge… de l’huile d’olive et des plantes aromatiques des pays du soleil !

Les meilleurs micronutriments pour diminuer la résistance à l’insuline (à prendre sous forme de compléments alimentaires pour recevoir des doses fiables) :‚

Oméga-3‚
Vitamines A, E, bêtacarotène, zinc, sélénium, cuivre, manganèse‚
Chrome‚
Magnésium‚
Vanadium‚
Acide alphalipoïque
‚Inositol

De vraies pépites vertes comme bouclier

Indépendamment des règles hygiéno-diététiques indispensables, la pharmacopée classique met à dis-position des médicaments dits insulinosécréteurs, ou sensibilisateurs, qui retardent l’absorption digestive de sucres. Ce sont des traitements principalement utilisés en cas de diabète de type 2 et qui ne sont pas dépourvus d’effets secondaires indésirables (troubles digestifs, hypoglycémie potentiellement grave…).

Cependant, nous disposons d’un arsenal de plantes agissant de façon préventive sur les récepteurs à l’insuline sans attendre l’installation d’un diabète. Et lorsque le diabète est déjà là, en usage régulier, elles augmentent ou normalisent la réponse insulinique au niveau cellulaire.

Les plantes qui s’attaquent à la bedaine

L’aronia noir

Fiche d’identité: aronia noir

Provenance: Est de l’Amérique du Nord, Europe de l’Est, Scandinavie

Botanique :Aronia melanocarpade la famille des Rosacées

Partie utilisée: Fruit (baie ou drupe)

Principes actifs principaux: Polyphénols : anthocyanes, flavonoïdes et vitamine C

L’aronia est un arbuste mesurant quelques mètres de haut dont les fruits millimétriques sont de petites drupes pourpres ou noires regroupées en bouquets. Les anthocyanes de ses fruits sont des pigments foncés de violet à noir, appartenant à la grande famille des polyphénols. Ce sont de puissants antioxydants qui se retrouvent de façon très concentrée dans la baie de l’aronia noir. Leur concentration est par exemple notablement supérieure à celle de la myrtille et de la canneberge. Des études font apparaître que les anthocyanes de l’aronia peuvent normaliser le métabolisme du glucose chez des patients diabétiques et chez des rats en diminuant la résistance à l’insuline. Les baies d’aronia apparaissent comme une proposition thérapeutique complémentaire très prometteuse dans la prise en charge du syndrome métabolique et de ses complications. Ces résultats ont d’ailleurs été vérifiés chez l’homme grâce à des études révélant des améliorations significatives des profils biologiques et cliniques. Les résultats ont été obtenus après l’ingestion de 300 milligrammes par jour d’anthocyanes de baie d’aronia noir

pendant deux mois. Il n’existe pas d’effets indésirables répertoriés à ce jour avec l’utilisation de l’extrait d’aronia noir, qui peut être tout aussi bien consommé en fruit entier qu’en jus. N.B. : Attention, le feuillage de l’aronia contenant de l’acide cyanhydrique est susceptible d’entraîner une intoxication en cas d’ingestion massive.

La margose

Fiche d’identité: melon amer

Provenance: Asie, Afrique, Réunion, Caraïbe, Amérique du Sud

Botanique: Momordica charantiade la famille des Cucurbitacées

Partie utilisée: Fruits

Principes actifs principaux: Glucosides triterpéniques

La margose est une petite liane rampante ou grimpante pourvue de vrilles pouvant atteindre deux mètres de long. Probablement originaire de l’Inde, la margose est consommée depuis des siècles en Asie en accompagnement des mets traditionnels. C’est une plante référencée aussi dans la médecine traditionnelle ayurvédique comme remède à divers maux. Les guérisseurs amazoniens la reconnaissent comme un antidiabétique naturel. La consommation du fruit frais, une sorte de gros concombre épineux, en jus ou en extrait, a révélé des effets antidiabétiques dans plusieurs études sur l’animal et chez l’homme. Il a été constaté une capacité de la margose à diminuer la résistance à l’insuline et l’obésité viscérale.

Ces résultats conduisent certains auteurs à suggérer que la margose est un facteur alimentaire de choix chez la personne atteinte du syndrome métabolique, d’obésité et même du diabète. Il n’existe pas à ce jour d’effets indésirables répertoriés avec l’ingestion de margose dans le cadre du syndrome métabolique.

La cannelle de Ceylan

Fiche d’identité: cannelle de Ceylan

Provenance: Ceylan

Botanique: Cinnamomum zeylanicumde la famille des Lauracées

Partie utilisée: Écorce

Principes actifs principaux: Polyphénols (OPC), huile essentielle

Les Romains ont popularisé la cannelle grâce à ses qua-lités de conservation et d’aromatisation des denrées alimentaires périssables. Le cannelier est un petit arbre dont l’écorce des branches, une fois séchée, s’enroule en de petits cylindres constituant la matière première et pouvant être réduite en poudre. Pour des raisons de composition optimale, il faut préférer la vraie cannelle de Ceylan et éviter l’emploi de la cannelle de Chine, d’Indonésie ou du Vietnam. De nombreuses études révèlent que la cannelle de Ceylan augmente la sensibilité des cellules à l’insuline, donc diminue la résistance à l’insuline. De surcroît, elle réduit l’hyper-tension artérielle et les profils lipidiques déréglés. Pour toutes ces raisons, la cannelle est à recommander dans le syndrome métabolique et pour prévenir ses complications. La cannelle de Ceylan se prend à raison de ½ cuillère à café de poudre répartie en deux à trois prises quotidiennes. L’écorce, ou sa poudre, peut être utilisée pour relever vos plats sucrés et salés, ou encore pour aromatiser vos boissons

chaudes avec ses notes caractéristiques : tonique, chaude et vanillée.

Attention ! L’huile essentielle de cannelle, très concentrée en principes aromatiques, ne pré-sente ni la même composition ni les mêmes effets que la poudre d’écorce, et ne sera donc pas indiquée particulièrement pour la prise en charge du diabète.

Le thé vert

Fiche d’identité: thé vert

Provenance: Régions tropicales et humides de l’Orient

Botanique: Camellia sinensis de la famille des Théacées

Partie utilisée: Feuille

Principes actifs principaux: Polyphénols de type épigallocatéchines (ou EGCG ou tanins)

Le thé est l’infusion la plus bue au monde avec 20 milliards de tasses consommées par jour. Les tanins du thé vert (EGCG) améliorent la sensibilité à l’insuline et s’opposent à la glycation, facteur de complication diabétique et d’accélération du vieillissement cellulaire. Des études randomisées ont montré en outre que les tanins du thé possèdent une action bénéfique sur le surpoids en permettant la réduction de la masse grasse par l’activation de la thermogénèse (action brûle-graisse). Attention, il a été rapporté des cas d’hépatites aiguës après l’ingestion d’extraits concentrés de thé vert. C’est pour-quoi nous recommandons simplement de le boire en infusion. Choisissez toujours une qualité bio, car beaucoup de thés concentrent des taux élevés de métaux lourds et de pesticides.

L’aloès

Fiche d’identité: aloe vera

Provenance: Amérique du Sud, sud des États-Unis, Asie, Caraïbe, Inde

Botanique: Aloe vera (syn. A.barbadensis ou A.vulgaris) de la famille des Lilliacées

Partie utilisée: Feuille (jus, pulpe)

Principes actifs principaux: Sucre : lectines, polysaccarides

Domestiqué et cultivé par bouturage depuis des siècles en Espagne, l’aloès est probablement originaire d’Afrique du Nord et fut introduit aux Antilles au XVIIe siècle. L’aloès se présente comme une plante arborescente possédant d’épaisses grandes feuilles vertes pointues et bordées de dents. Leur section transversale d’aspect triangulaire laisse apparaître une pulpe épaisse centrale appelée aussi « gel ». La mince couche externe (cuticule) laissant sourdre un suc jaune ou rougeâtre appelé « latex », exploité auparavant pour ses propriétés laxatives mais trop irritant pour le tube digestif et qu’il faut donc abandonner. En revanche, le gel d’aloès ingéré, en plus de ses qualités nutritionnelles indéniables, permet de diminuer significativement la résistance à l’insuline et possède aussi une action antidiabétique vérifiée par de nombreuses études.

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